Témoignages R&O 

                                                                                                        Juillet 2007
               
      Ma peur de l'eau débuta vers l'âge  de douze ans.
    Je me souviens, à l'époque, j'apprenais à nager et le maître-nageur lors d'une séance ne me repêcha pas tout de suite, me laissant largement le temps de couler un peu et de boire la tasse. Dès lors la peur de cet élément s'inscrivit en moi et mettre la tête sous l'eau me devint impossible.

    Début juillet, alors que nous étions chez des frères de la communauté, dans leur piscine je fis l'expérience de vaincre cette peur. Accompagnée par Bruno, je fis la découverte de ce monde étrange  fait de sons et de mouvements. Sa présence rassurante m'entraîna en toute confiance dans des sensations nouvelles. Et, alors que je me laissais aller à glisser doucement sous l'eau, un pan de ma mémoire se déchira : cette peur ne venait pas tant de  « l'accident » d'apprentissage mais du décès de mon père survenu à la même époque.
    Tout revenait à la surface….de ma mémoire !
    Je suis ressortie de l'eau assez épuisée et Paul (mon mari), convaincu des bienfaits de cette expérience m'inscrivit à la session R&O afin de poursuivre ce chemin.

    Je suis partie, obéissante. Trois jours la tête dans l'eau, que pouvait-il m'arriver de pire ?
    L'accueil de Richard me confirma cette décision prise pour moi. Ma confiance en lui, totale, son calme, sa joie me détendirent très vite.
    Je fis la connaissance de Jean-Noël. L'après-midi, dans l'eau,  je revécus le même « voyage » qu'en juillet. Mais, je découvrais, ici, la relaxation : une manière de lâcher prise, de se détendre, toujours en contact avec l'autre. Tenue par la tête, le corps flotte, ondoie, sans jamais couler. La respiration est plus lente, un repos intérieur se fait. Ce temps me fut plus doux, je sortais de l'eau fatiguée mais plus paisible. Le soir, je pus y retourner et ……prendre un peu de plaisir ! Sans toutefois mettre la tête sous l'eau !

    Les exercices de respiration pratiqués tous les jours m'ont permis de réordonner mon souffle, de le sentir plus large, plus grand, de sentir mon corps s'ouvrir. Je suis descendue plus profondément en moi, et petit à petit j'ai repris confiance.
    De plus, à cette session, nous avions la chance d'avoir un frère de la communauté qui proposait des exercices de l'Ecole du Dos : assis sur un ballon, en rythme, on travaille l'ancrage du corps. Ces séances m'ont aidée à reprendre confiance.

    Les deux jours qui suivirent furent éprouvants nerveusement. J'étais tendue et je sentais une douleur intérieure.
    Sous l'eau les sons ne sont pas les mêmes. Je découvrais que souffler me permettait de descendre, mais ma peur me tétanisait et surtout une panique plus grande m'angoissait : je revivais la mort de Flora, ma petite fille. Les battements de cœur, rythmés par Jean-Noël sous l'eau, contre moi, au début me faisait hurler, puis petit à petit m'apaisèrent. J'ouvris les yeux, je soufflais plus régulièrement et enfin pus évoluer avec moins de peur. Cette séance fut déterminante, et le soir à la veillée de louange, je libérais un cri depuis longtemps retenu.

    Le lendemain, Richard proposa de revivre notre propre naissance. Il expliqua le geste technique à faire sous l'eau. C'était proposé en tout liberté, sans pression. Car l'important ce n'est pas d'y arriver mais de passer à travers nos peurs. Nous étions libres de nous jeter à l'eau ou non. Le combat fut rude. Mais je n'étais pas seule, guidée par la présence de Dieu en moi, je plongeais… en eau profonde !
    Comment décrire cette joie, ce cri de naissance, cette libération, cet acte de foi ? Ce jour là, plusieurs peurs se sont envolées !

  Je remercie Richard, Danièle, Jean-Noël pour leur accueil, leur simplicité et l'amour qu'ils portent aux autres. Les repas, les goûters, partagés en famille ont permis de « vrais » échanges dans le groupe. Tous les soirs, nous avions une veillée de prière. C'étaient des moments très forts.

    Cette session m'a aussi apporté une joie nouvelle, celle de partager des baignades avec mes enfants : nager, jouer, même plonger ! Une véritable révolution !! 

    Blandine


                                                                                                        Juillet 2008

    En août 2008, nous avons décidé d'organiser une session “R&O” chez nous, en Haute Savoie. Pour mieux appréhender cette session et connaître les besoins (et le vécu) des retraitants, nous avons décidé avec Bruno, mon mari, de faire nous-mêmes une retraite “R&O” à Valaurie, en Drôme Provençale, sans attente particulière si ce n'est voir ce que veut dire “être au service ” durant quatre jours.

    Je n'ai pas de problème avec l'eau : je sais nager, je peux descendre en apnée sous l'eau, je sais utiliser un masque et un tuba, je sais plonger, sauter, bref rien à signaler…. Le seul “petit” souci était que je ne pouvais faire de la plongée sous-marine avec bouteilles. J'ai passé mon niveau “1” il y a dix huit ans, et depuis, dès que j'essaie de plonger, je panique, j'hyper ventile (c'est-à-dire que je respire très vite et superficiellement, donc, rapidement je m'asphyxie). J'angoissais : impossible de descendre à plus de trois mètres. J'avais renoncé à cette activité en me disant que ce n'était pas pour moi et que la vie pouvait être vécue sans cela….

    La session se déroule paisiblement. Une fin d'après midi, alors que Richard commençait à recouvrir la piscine (un fort mistral refroidissait l'eau), par esprit de fanfaronnade (eh oui, l'Esprit prend quelques fois ces formes….), je lui demande de laisser le volet roulant à moitié fermé pour que je puisse traverser la piscine en partie en dessous. Techniquement, aucun problème : une partie était à l'air libre et il restait environ six ou sept mètres à faire sous l'eau, sous le volet. Je ne suis pas une spécialiste de l'apnée, mais cela ne posait aucun problème. Je m'étais assurée qu'une fois arrivée au bout de la piscine, je pouvais sortir la tête pour respirer.

    Donc, je me lance et traverse vaillamment, sans difficulté. Une fois arrivée au bout j'émerge et reprend mon souffle, mais il fallait que je refasse le chemin en sens inverse. C'est alors que je suis prise de panique : impossible de repartir. Dès que je m'immerge, je suffoque. Je suis persuadée que je ne pourrai pas refaire le parcours. Je dis aux autres personnes : “c'est impossible, je vais mourir”. Je sens réellement que je vais mourir, même si mon intelligence me dit que cela ne peut arriver, mon corps, ma chair me disent que je vais mourir. J'essaie de les convaincre de me laisser sortir (après tout, j'ai rempli  le contrat initial….), mais, non, de l'avis général, il faut que je retourne. J'essaie plusieurs fois pendant près de cinq minutes : échec à chaque fois, l'angoisse me submerge en même temps que l'eau, ma respiration s'arrête, bref, le blocage total. On m'explique qu'il suffit qu'une fois la tête sous l'eau, je donne un coup de pied contre la paroi de la piscine pour me propulser, et le parcours sera à moitié fait (tout cela, je le sais, mais j'ai trop peur : je vais de toute façon mourir). Pour me rassurer, Richard me propose de m'accompagner. Après quelques minutes d'hésitation, je me lance et….. je traverse sans problème. Dès que j'arrive de l'autre côté, à l'air libre, ma première phrase est : “je ne suis pas morte ! ”. Tout cela peut paraître illogique, irrationnel, mais c'est le vécu de ma chair. Puis, un grand cri sort de mon corps, cri de libération (je ne sais pas encore de quoi), libération de mon angoisse, c'est ce que je crois.
    On me demande si j'ai eu des “images”, des “mots”, enfin quelque chose qui m'aurait éclairé : rien.
    Toute retournée mais contente de mon exploit, je vais me sécher et à ce moment, me revient un souvenir.
    Lorsque j'avais deux ans, j'ai fait une bronchite asthmatiforme (aujourd'hui, on dit plutôt bronchiolite). Cela se passait en Algérie, les moyens et les méthodes n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. J'ai dû être hospitalisée (j'ai quelques souvenirs de ces moments douloureux, comme des flashs). J'ai été séparée de ma mère car, à l'époque, on ne permettait pas que les parents restent avec les enfants et on était persuadé que la souffrance des enfants n'existait pas. Ma mère n'a pas eu le droit de me rendre visite pendant deux jours. D'après ce qu'elle m'a raconté, j'étais très mal, en grande détresse respiratoire. J'ai été mise sous tente à oxygène.
    A ce souvenir, très vite, j'ai fait la corrélation avec ce que je venais de vivre : la tente à oxygène me recouvrait comme le volet de la piscine, ou comme la surface de l'eau. J'étais en détresse respiratoire, je cherchais l'air et luttais pour pouvoir vivre et étais séparée de ma mère, dans un sentiment d'abandon. Mon corps a revécu ce qu'il a enduré près de cinquante ans plus tôt dans la souffrance de sa chair et de son âme.

    Bruno, mon mari, m'a dit que cela expliquait certainement mes angoisses en plongée... Peut-être…

    A la fin de la session, nous sommes partis en vacances, et comme tous les ans, plonger (enfin  mon mari !). Bruno me demande d'essayer encore une dernière fois de l'accompagner, persuadé que ce que j'avais vécu avait dénoué des choses. Je lui fais confiance, et hop, à l'eau avec tout l'attirail. La plongée se déroule sans problème majeur (petite plongée à huit mètres). A la remontée, nous nous arrêtons à environ trois mètres de profondeur pour vérifier s'il n'y a rien qui gêne notre ascension finale et là, à nouveau en voyant la surface, je commence à respirer très vite, à m'essouffler, à m'angoisser. Je fais le lien entre la tente à oxygène et ce “rideau d'eau”. Je m'efforce de me calmer et tout redevient normal.
    Depuis, j'ai pu plonger de plus en plus profond, sans aucune angoisse.

    Dernièrement, nous sommes allés plonger en Mer Rouge. Je me suis retrouvée très vite à moins vingt huit mètres sans aucun souci. J'ai pu profiter au maximum de ce que je voyais, libérée de la respiration et de l'angoisse. Nous avons eu la visite inopinée de requins, et malgré la peur de l'animal, je n'ai pas eu d'angoisse, ma respiration n'a à aucun moment été altérée ou perturbée.

    Pour conclure, je suis persuadée que j'ai reçu une vraie guérison lors de cette session “R&O”. Guérison dans ma chair des peurs, des angoisses dues à la séparation d'avec ma mère et à la détresse respiratoire. Guérison de blessures dont je n'avais pas conscience, mais que le Père, dans sa grande bonté, a bien voulu pour moi (alors que cela n'était pas vital). Blessures et guérison qu'Il a accepté de me dévoiler. Guérison dans le simple but d'être toujours plus libre. Guérison qui me fait prendre conscience combien nous sommes importants pour notre Père du Ciel, combien notre bonheur et les moindres détails de notre vie (et de notre vécu) ne sont pas des détails pour Lui. Je ne suis pas quelqu'un parmi tant d'autres,  je SUIS et j'ai de l'importance dans son Cœur. Merci Seigneur.

    Christine


                                                                                                      Juillet 2010

    J'ai un bon plan à proposer à qui veut bien m'écouter :
    Vous prenez :
          • Un musicien, très doué le musicien, très “moqueur gentil”, et ça je vous jure que ce n'est pas facile mais il y arrive magnifiquement.
          • Une “fée du logis” très “je nourris et les corps et les âmes”, avec le sourire et l'attention maternelle.
          • Un nageur que les poissons envient, que les dauphins ne renieraient pas et qui sait, lui aussi, vous faire rire quand il n'est pas dans l'eau et sous l'eau et, à bien y réfléchir, il y arrive même la tête dans l'eau.

    Vous mélangez le tout et vous vous retrouvez dans une session “Air et Eau” où vous apprenez à maitriser le souffle “dans l'air et dans l'eau” avec deux instructeurs qui harmonisent les deux disciplines, qui vous entourent, vous “coucounent”. Vous êtes seulement dix stagiaires, c'est donc génial, alternant exercices respiration et chant dans l'air et dans l'eau.

    Mais où réside le très grand “plus”, c'est que vous êtes aussi immergé dans une ambiance “paix et Dieu, joie et Dieu, partage et Dieu” (rassurez-vous c'est toujours le même Dieu).
    Et où cela devient très intéressant c'est que même si ce ne sont pas vos idées ou vos croyances,  vous pouvez discuter, mais alors une vraie discussion avec des “pourquoi ?”, des “comment ?”, des “ça vous est tombé dessus comme cela ?”, des “vous pensez autrement, alors parlons-en… ”, et ça, croyez-moi, c'est assez rare pour être signalé et donner envie de revenir vers ces “bons apôtres”.

    Sylvie

                                                                                                                                                                                                                                                   

                                                                                                      Juin 2012

    “Car c'est en Dieu que nous avons la vie, le mouvement et l'être. ” (Actes 17, 28)

    Il y a déjà de nombreuses années, cette parole de Saint Paul, sur une carte postale représentant une mer houleuse, m'avait percutée. J'avais pressenti comme une interpellation, un chemin à explorer.
    Puis les années ont passé, mon cheminement m'a conduit pas à pas à la découverte du Dieu vivant dans sa parole, par des enseignements, par la louange, jusqu'à cet été 2012 où j'hésitais entre deux propositions de retraites, en Bretagne. L'une au foyer de charité de Tressaint avec le père Joël Guibert : “à petits pas dans l'Esprit-Saint ”, l'autre avec le père Gilles Ferrand dans le Morbihan : “Entrez dans la maturité spirituelle, je ferai de vous un sujet de louange et de gloire. ”
    Je demandais à Marie-Reine Immaculée (j'appartiens à cette fraternité) de m'aider à choisir le plus juste pour moi actuellement. Je n'arrivais pas à m'inscrire, ni à l'une, ni à l'autre de ces retraites ; quand un matin dans ma prière, j'ai senti qu'il me fallait prendre contact avec la communauté des Apôtres de la Paix.
    Ce groupe était venu animer deux WE pour le renouveau charismatique en Finistère : l'un à Châteaulin qui démarrait par un concert “Aquero”, (groupe musical issu de cette communauté). L'autre chez les pères de St Jacques à Guiclan, où l'animation proposait, entre autre, un atelier sur le souffle. J'avais participé à ce dernier et l'avais beaucoup apprécié.
    Je recevais depuis les propositions de sessions : “R&O” proposait un travail sur le souffle dans l'air et dans l'eau ; j'étais intéressée, ne sachant pas nager j'y voyais un moyen d'apprivoiser cet élément.
    J'ai contacté Richard Héritier sur son portable, il se trouvait à Lourdes à ce moment-là !... Il m'a donné les dates de “R&O” à Cotignac, 22 au 25 juin, c'était une première dans ce lieu. Vite je me suis inscrite et j'ai rejoint Cotignac, lieu que je désirais connaître depuis longtemps, avec une amie d'Aubagne.

    La session ne comportait pas d'enseignements théoriques, à part la présentation des exercices.
    Dans l'air avec Richard nous commencions par une approche consciente de la respiration, une relaxation, parfois un massage du dos (travail en binôme). Nous avons gestué les mystères du Rosaire à travers les séances successives. Nous terminions par la salutation à Marie.
    Que se passait-il au cours de ces exercices ? Parfois des pleurs venaient... d'autres fois nous nous sentions portés à nous agenouiller...
    Lors d'un mouvement lent du bras droit vers l'arrière, j'ai senti que chacun de mes mouvements, de mes gestes, pour être juste, devait être mû par le souffle. Quelle découverte !...

    Dans l'eau avec Jean-Noël : mes collègues de session nageaient toutes comme des sirènes ! Qu'avaient-elles à découvrir, à vivre ? J'étais la seule à appréhender l'eau avec la hantise de l'étouffement si je mettais le nez, la tête dans l'eau (je porte un traumatisme de naissance : j'ai failli mourir étouffée par le liquide amniotique).
    Jean-Noël nous enseignait à apprivoiser l'eau calmement, sans précipitation. Les premières séances ont été laborieuses, douloureuses, puis j'ai réussi ce que j'avais déjà expérimenté au cours pour les aquaphobes, c'est-à-dire glisser sous l'eau sur de petites distances. Le dernier jour en fin de matinée, mon corps s'est complètement relâché dans l'eau, j'étais portée, je flottais détendue ; une sensation inconnue jusqu'à ce jour (j'ai 70 ans).
   
    Après ma sortie de l'eau, sur le bord du bassin, j'ai su que ma gestation, ma naissance n'avaient été pour moi qu'agression. Il en découle une attitude défensive face à la vie en général, principalement face à l'inconnu ; l'inconnu c'est le danger.
    Ai-je réalisé l'enseignement de ces deux points-clés dans ces expériences physiques ?
    Force est de constater qu'au bilan de la session me sont revenues les paroles qui m'avaient percutée il y a de nombreuses années sur cette carte postale : « car c'est en Dieu que nous avons la vie, le mouvement et l'être »,  auxquelles viennent se greffer : « par Lui, avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père tout-puissant dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles, Amen. »
    Merci et gloire au Seigneur pour ces découvertes, merci à ceux qui les ont permises.

    Marie


                                                                                                  Juillet 2016


    Un pneumothorax et une rupture du diaphragme en 2007 ont entraîné un manque de mobilité dans la partie supérieure de mon corps et provoqué la peur que mes poumons  lâchent, peur de mourir asphyxiée.
    La seule rééducation possible était la natation, mais j'étais paralysée dans l'eau : peur de m'allonger avec l'impression que j'allais couler comme une pierre.

    En 2008 j'ai fait une session "Ruah", puis "R&O" l'été. Je désirais être délivrée de  cette peur et recommencer à aimer l'eau. Avec l'aide de Richard et Jean-Noël (animateurs), j'ai pu m'allonger et mettre la tête dans l'eau mais toujours avec beaucoup de crainte. J'avais l'impression d'avoir une plaque de métal qui comprimait ma poitrine et ma respiration avait donc une faible amplitude.
    Le souffle, le travail d'ouverture respiratoire m'ont redonné confiance, je me réconciliais petit à petit avec mon corps. J'ai continué ce travail dans l'eau et l'air durant toute l'année qui a suivi.

    Huit ans plus tard, donc cet été, une petite voix me disait de refaire une session. Dès les premiers exercices, mauvaise surprise, les peurs liées à la maladie remontèrent à la surface et moi avec !
    J'ai dû refaire l'apprentissage de la descente progressive, centimètre par centimètre, pour habituer mon corps à lâcher cette peur du manque d'air et ce réflexe d'inspirer au risque de boire la tasse.

    Le dernier jour, j'ai pu m'allonger au fond de la piscine : je n'étais plus seule, j'étais rassurée et confiante, c'était comme une renaissance dans un bien-être total, je goûtais à la présence de Dieu.
    Lors d'une des dernières descentes, j'ai vu une petite nuée qui s'est évaporée en montant vers la surface, mes résistances, mes peurs s'en sont allées laissant la place à "plus de vie" et plus de joie.

    Chantal





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